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Avant les pluies d’automne, regardez le raccord autour de votre cheminée

Par Claire Palou , le 19 août 2026 à 10:52 - 3 minutes de lecture

Les tuiles attirent souvent l’œil quand la pluie arrive. Pourtant, l’eau entre parfois à la jonction entre le toit et la cheminée. Cette zone s’appelle le solin. Elle mérite un contrôle visuel avant les semaines humides, surtout si vous préparez la reprise du poêle.

Depuis le sol ou une fenêtre stable, des jumelles suffisent pour repérer un joint fendu, une bavette métallique déplacée ou une tuile qui a bougé près de la souche. Il ne s’agit pas de monter sur le toit ni de colmater au silicone au hasard. Une photo et un avis de couvreur sont plus sûrs qu’un bricolage en hauteur.

Le solin bloque l’eau au pied du conduit

Le solin raccorde la couverture à la cheminée. Il peut être réalisé en métal, en mortier ou avec plusieurs éléments de raccord. Pluie, gel, soleil et mouvements du toit sollicitent cette jonction au fil des années.

Quand son joint se fissure ou qu’une partie se décolle, l’eau peut suivre un chevron avant de marquer un plafond plus loin. Une auréole ne désigne donc pas toujours la tuile située juste au-dessus. Faites vérifier le pourtour du conduit avant de remplacer une tuile au hasard.

Les feuilles, la mousse et les aiguilles qui restent bloquées autour de la souche gardent l’humidité. Vous pouvez les signaler à un professionnel, mais ne les retirez pas depuis une échelle mal posée ou en marchant sur les tuiles. Le risque de chute dépasse largement le gain d’un nettoyage improvisé.

Les signaux à repérer sans toucher au toit

Observez le raccord par temps sec. Cherchez un mortier qui manque, une fissure visible, une bande métallique relevée, une zone très noire ou une mousse qui couvre le pied de la cheminée. Une tuile déplacée près du conduit mérite aussi une vérification.

À l’intérieur, contrôlez les combles si vous y accédez sans danger. Une trace humide sur le bois, une odeur persistante de moisi ou un plafond qui marque après une forte pluie doivent être photographiés et datés. Ces éléments aident le couvreur à remonter vers l’entrée d’eau, qui peut être éloignée de la trace visible.

Ne confondez pas ce contrôle de toiture avec le ramonage. Le ramonage concerne le conduit de fumée; le solin protège son passage à travers le toit. Les deux opérations comptent avant l’hiver, mais elles ne règlent pas le même problème. Conservez aussi votre certificat de ramonage avec les factures de travaux sur le conduit.

Quand il faut appeler sans attendre

Une tache qui revient après chaque averse, un enduit qui cloque près de la cheminée ou un joint qui paraît ouvert justifient un appel à un couvreur. Dites-lui si le conduit a été récemment posé, tubé ou modifié. Une intervention sur le toit peut nécessiter de vérifier la cohérence entre le raccord extérieur et le conduit utilisé par le poêle.

Avant les premières flambées, prenez deux photos du toit depuis le même endroit et notez ce qui vous paraît anormal. Si le raccord bouge ou se fissure, traitez la fuite avant que l’eau gagne les combles.

Passionnée par les énergies renouvelables et le chauffage au bois, je suis Claire Palou, conseillère en solutions de chauffage écologique. Sur O Bois et Granulés, je partage des conseils pratiques pour choisir ses granulés, stocker son bois, comparer les prix et éviter les mauvaises surprises avant l’hiver.

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