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Après un orage, ne rallumez pas votre poêle sans vérifier ces points

Par Claire Palou , le 25 août 2026 à 14:20 - 3 minutes de lecture

Après un orage, le poêle à bois ou à granulés ne mérite pas un redémarrage automatique. Si la pluie a été poussée par le vent, commencez par regarder autour de la sortie de toit depuis le sol. Une tuile déplacée, une trace fraîche sur le plafond ou de l’eau près du conduit justifie d’attendre et de faire contrôler l’installation.

Ne montez pas sur le toit pour « vérifier vite ». Le support reste glissant longtemps après l’averse. Prenez plutôt des photos depuis le jardin, notez l’heure du passage orageux et regardez à l’intérieur si une odeur d’humidité ou de suie est apparue.

Avant de rallumer, contrôlez les signes visibles

Dans la pièce où se trouve le poêle, inspectez le raccordement, le mur derrière l’appareil et le plafond au passage du conduit. Une auréole, une coulure, un joint décollé ou de l’eau au sol ne sont pas des détails à sécher avec un chiffon avant d’allumer. Gardez des photos et appelez un couvreur ou un professionnel du chauffage selon l’origine probable du problème.

Pour un poêle à granulés, contrôlez aussi que la prise, la multiprise éventuelle et le câble ne sont pas humides. Un orage peut provoquer des surtensions même sans impact direct : Selectra conseille de débrancher les équipements sensibles, y compris la box, et d’attendre 10 à 15 minutes après le retour au calme avant de les rebrancher.

Le bon ordre évite d’aggraver les dégâts

Si vous avez constaté une infiltration, ne faites pas fonctionner l’appareil pour « voir si ça tire ». La chaleur et les fumées compliqueraient le diagnostic. Aérez, protégez le sol si nécessaire, puis conservez les éléments utiles : photos, date, facture d’entretien et échanges avec le professionnel.

En l’absence de trace d’eau, vous pouvez reprendre un usage normal après avoir vérifié que le disjoncteur n’a pas déclenché et que l’appareil ne présente pas d’anomalie. Commencez avec un cycle normal, sans multiplier les allumages et arrêts successifs. En revanche, un disjoncteur qui saute de nouveau ou un affichage inhabituel impose d’arrêter les essais. Un électricien ou le SAV de l’appareil est plus pertinent qu’une série de redémarrages.

Le dossier de Selectra rappelle que le risque électrique vient souvent des surtensions indirectes. Pour le chauffage au bois, le même principe prévaut : on observe d’abord, on garde des preuves s’il y a un dégât, et on rallume seulement lorsque le conduit et l’alimentation électrique ne posent plus de doute.

Passionnée par les énergies renouvelables et le chauffage au bois, je suis Claire Palou, conseillère en solutions de chauffage écologique. Sur O Bois et Granulés, je partage des conseils pratiques pour choisir ses granulés, stocker son bois, comparer les prix et éviter les mauvaises surprises avant l’hiver.

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