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Le chantier du projet Biosyl à Guéret démarre, mais les oppositions persistent

Par Claire Palou , le 14 septembre 2026 à 00:00 , mis à jour le 14 septembre 2026 - 3 minutes de lecture
Illustration d’un chantier d’usine de granulés de bois avec silo et grumes

Le chantier de l’usine Biosyl a démarré depuis février à Guéret. Pourtant, les oppositions ne faiblissent pas, bien au contraire! Des recours sont toujours en cours et les inquiétudes persistent dans la région.

Un rassemblement organisé récemment a rassemblé plus d’une cinquantaine de personnes à l’étang de Courtille pour rappeler leur refus du projet. Le dossier est loin d’être bouclé, même si les machines tournent déjà.

Les débats se cristallisent autour de l’impact sur la forêt limousine et du montage financier de cette usine à granulés de bois que beaucoup jugent trop dépendante des subventions publiques.

Le projet Biosyl, une réalité contestée à Guéret

L’usine de pellets Biosyl s’installe au nord de Guéret, dans la zone industrielle des Garguettes. Le démarrage officiel des travaux marque une étape importante, mais pas une victoire définitive. Deux recours restent en attente devant le tribunal administratif de Limoges.

Le choix d’une économie circulaire, vantée par l’entreprise, peine à convaincre sur le terrain.

Oppositions et inquiétudes autour des pratiques forestières

Le Réseau Forêt Limousine, organisateur du récent rassemblement, tire la sonnette d’alarme. Leur crainte ? Une industrialisation massive de la forêt, à coups de coupes rases, loin de la gestion durable promise.

Ils dénoncent aussi la surexploitation possible malgré les engagements. Pourquoi Biosyl pourrait-elle vraiment s’arrêter à 3,7 % de prélèvement annuel? Ce chiffre semble bien théorique quand on connaît la pression liée à la demande grandissante en granulés.

Des financements contestés amplifient la méfiance

La maire de Guéret, présente sur le rassemblement, s’est montrée critique à l’égard de l’importance des fonds privés dans le projet. Elle pointe aussi l’aide publique jugée trop généreuse, à hauteur de 5 millions d’euros.

Cette dépendance aux subventions fait grincer des dents, renforçant cette idée d’un modèle économique bancal. Appel à la transparence, donc. Les habitants veulent savoir ce qu’ils financent réellement.

Biosyl se défend avec des chiffres rassurants mais discutables

Sur son site, l’entreprise cible son approvisionnement à moins de 103 km autour de Guéret, couvrant 7 départements. Elle promet de valoriser des sous-produits inutilisés des scieries : petits rondins, bois de faible diamètre.

Biosyl annonce employer 80 salariés directs et générer 200 emplois indirects. Les granulés produits seraient certifiés PEFC, garantissant une gestion forestière durable, selon eux.

Un avenir incertain sous surveillance judiciaire

La balle est dans le camp de la justice. Si les recours aboutissent, le chantier pourrait s’interrompre ou être modifié. Sinon, la vigilance sera de mise pour vérifier la réalité des engagements sur l’approvisionnement et la gestion forestière.

Le défi pour Biosyl est double : tenir ses promesses tout en rassurant une partie de la population sceptique, encore très consciente des enjeux écologiques locaux.

Passionnée par les énergies renouvelables et le chauffage au bois, je suis Claire Palou, conseillère en solutions de chauffage écologique. Sur O Bois et Granulés, je partage des conseils pratiques pour choisir ses granulés, stocker son bois, comparer les prix et éviter les mauvaises surprises avant l’hiver.

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